Dernier texte avant Invente-Erre.

Si je m’attendais…Qu’est-ce qui te prends de débarquer sans crier gare, je te croyais perdue, mon innocence, oubliée, engloutie, où étais-tu donc passée ?

J’ai toujours été là, je ne t’ai jamais quittée, c’est toi qui as fait semblant de m’effacer, mais tu n’y es jamais vraiment parvenue, n’est-ce pas ?Lire la suite

TramontaneS

TramontaneS

TRAMONTANES

 

Long périple du loup dans la tramontane,

Froid sur les dents panne de broyage

Sale look

 

Je lui lance un big up

Ça plait pas trop au bouc

Qui s’shoote à la kényane,

Désopilante

 

Et moi qui plane dans ma felouque

Tandis qu’il statue sur facebook

J’me demande qui des deux a du bol,

D’la colophane …

 

Lui au violon, d’venu violet, est-ce qu’il se fane ?… Lire la suite

Un homme affable

UN HOMME AFFABLE

Chapitre 1.

Au troisième jour du procès, le verdict divisait toujours l’auditoire et passionnait les éditorialistes qui, dans leur fougue avaient annexé la une à l’habituelle colonne des faits divers. Les media officiels avaient commencé par ignorer l’affaire, somme toute banale, mais cette fois c’est Internet qui s’en était emparée.… Lire la suite

J’écume, j’en ai plein les doigts…

Au domicile, mes cils extranucléaires
chassent les gouttes, creusent la chair
J’avale un crapaud, j’écris grosso modo
étouffe le cri d’ton silence radio

Au domicile, mes cils extranucléaires
le khôl d’la triche pour les rombières
Mascarad’moi la tête sur le billot
du rubicond coul’ront encore des joyaux

J’écume, j’en ai plein les doigts
combien j’te dois ?… Lire la suite

Pas d’Accords

Je te gore
tu me zone
Je t’appeau
je te cloporte
et te mètre
tu me gosse
tu me séant
tu m’ godasse
tu me cellulite
je te tchador
je te crise de nerfs
tu me pharisaïsme
tu me pharisaïsme
et me gant de boxe
je te traversin
tu m’embourgeoisement
tu m’embauchoir
et je te contre
tu me mirage
tu m’artifice
tu moineau
tu m’idiolecte
tu m’artefact

Je te l’une
tu me grillage
tu me thanatonaute
je te vitupérante
tu me concombre
tu m’insecticide
tu me passage à vide
et me guerre sainte
tu me borax
et me laguiole
tu me dégoût
et bouché
tu m’acrylique

Je te juke-box
je t’inquiète
tu me lance
je te manche à balai
tu m’ancillaire
et rampante
tu me fusible
tu me girouette
tu me bâtiment
tu m’inaccessible
tu m’agonie
je te vigile
je t’incidente
je te prosaïquement
tu me pétroglyphe
tu m’impasse
tu me toquade
je te toquade à mon tour
mais toi
tu m’opioïde
tu me plaie purulente
tu me Titanic
nous nous imperméable
nous nous silencieusement
coupe circuit
nous nous enthymème

tu m’astringente
je te colérique
colérique
tu me chasuble
tu me chiensuble
en m’asphyxiant
et m’avarice
tu me prédatrice
prédatrice
tu me prestige
tu m’hypostase
tu me désagrément
tu m’super glu
je t’absinthe
tu m’habitude

Je t’aspirine
je te levure
je te blanche
tu me bouillantes
je t’utérine
je te nitroglycérine
puis te rasage
je t’éclissage
tu me dealer
tu m’coton-tige
tu duplice
je te cuistre
je te bassesse

je t’oursonne

tu m’croc-en-jambe
tu m’insupportable

je seconde zone
je te forge
je t’éventre
je te stupre
je te bagatelle
je te bats
je t’ colbac
oui je t’ colbac, sonne le tocsin

Et flûte !… Lire la suite

le somnanscribouillard

ou

Comment Bart Heldi, buveur invétéré et double médaillé de mauvaise foi chronique, s’aperçut un matin glacial de novembre qu’il était écrivain.

William N’Paï & Sophie Lucide

in http://www.livresatelecharger.com/mag/magdeuch/

 

Elevé dans une communauté hippie, Bart Heldi n’avait jamais mis un pied dans une école.

Lire la suite

Mes lèvres, ton opinel

Mes lèvres, ton opinel

Ton sourire carnassier
dans mes yeux comme une mire ; ni sorcière ni fée
ignorant le butin, tu sirotes une bière
au comptoir arrimé, je suis à découvert
comme l’est l’aboyeur au milieu d’un cheptel
articulant ma peur en poussée artérielle
mauvais sang du transfuge qui va prendre la mer
y jette le grimoire des pensées arbitraires
le blème c’est le vent qui tombe sans trêve
le blème c’est le vent et puis toi qui fais grève
sonn’le réveil…

Quelle règle de jeu
dans le no man’s land des imbéciles heureux
combien de tomes sur l’clavier azerty
et me voici atone  dans les surprises-parties
avec envie d’ailleurs, à part toi tout m’est gale
des guerres Puniques aux prochaines guerres mondiales
des flics et des voyous des fous des paranos
des nantis des youpies des bourgeois des prolos
le blème c’est le vent qui tombe sans trêve
le blème c’est le vent et puis toi qui fais grève
sonn’le réveil…

dans ma sphère amnésique
senteurs de Saigon aux relents opiumiques
où gît un amoureux aux mille autres fragrances
naissant au point du jour de mes sombres errances
l’ennui mute en railleur,  merle moqueur se terre
l’amour c’est écoper à la petite cuillère
et surtout pas broder ses larmes sur un can’vas
au mur brille un miroir surnommé : Guernica
le blème c’est le vent qui tombe sans trêve
le blème c’est le vent et puis toi qui fais grève
sonn’ le réveil…

Je veux croire au trésor
je veux y croire encore, comme tu crois à Thor
Y parait qu’j’suis cinglée comme nulle autre pareille
à force d’abuser de liqueur d’hydromel
tandis qu’tu fais danser d’autres gueules de loup
moi je jauge mon fiel composé d’acide mou
alchimiste paria, c’est ton or que j’décèle
pour qu’un jour on s’affaire à s’regarder pêle-mêle
le blème c’est le vent qui tombe sans trêve
le blème c’est le vent et puis toi qui fais grève
sonn’ le réveil…

Si c’royaume est prison
j’veux bien jouer peau lisse pour que nous en riions
ou bien miser tapis contre un rire homérique
au stade où j’en suis gît un état d’âme inique
soumis au dictateur d’une légion d’icelui
où se situe l’ardeur de mon profond ennui
où se profile le gris qui déteint sur ma mine
quand il n’éclate pas d’un coup d’adrénaline
le blème c’est ce bleu qui dessine mes lèvres
le blème c’est le bleu qu’ton opinel achève

à vous de trouver l’original!… Lire la suite

J’ai tout mon temps

J’ai tout mon temps

Nous persiflâmes sous l’enclume

Comme à l’abri des malandrins

Et pour autant jamais nous n’eûmes

Sur la toile autant de pétrin

Que faut-il faire pour que s’anime

Au champ d’iris voix de tribun

Tout cela pour un pseudonyme

Qui ferait perdre son latin

 

J’ai tout mon temps …

 

A la bonne heure on se découvre

J’planqu’une gousse d’ail dans un bouquin

Et la cohorte s’perd dans les rouvres

A la recherche de lupins

Ils parlent démons et merveilles

Posent un signet dans l’dictionnaire

Mais se damneraient pour de l’oseille

Tu l’as prédit : la belle affaire !… Lire la suite

T’as dit bye….

t-as-dis-bye

La boule noire a touché le cœur d’un visage pâle
Du coup l’obscurité a fait cesser la peur
J’sais toujours pas c’que j’fous à l’arrière dans la malle
Mais j’entends murmurer la voix de mon chauffeur
La boule noire est tombée et voilà qu’je trimballe
Un espoir un peu con que réveille la nuit
Un truc comme un ténia qui fait que j’ai la dalle
Une folie sévère qui me met au tapis

T’as dit bye, t’as dit bye
La sentence  sèche me fait l’effet d’un rail
T’as dit bye, t’as dit bye
Et j’en suis pas rev’nue, j’peux pas croire que tu te tailles

On s’était défendu de prononcer l’amour
Pour conjurer l’ressort qui nous abandonnait
Quand on se sent piégé on feint d’être à la bourre
Pour ne pas retomber dans l’addict trop laid
L’ image édulcorée, bonheur à portée d’bêtes
Inocule sa rage, me met en appétit
N’aurai-je pas raison de régler cette dette
J’ai gardé ce trésor que maintenant tu nies

T’as dit bye, t’as dit bye
La sentence sèche me fait l’effet d’un rail
T’as dit bye, t’as dit bye
Et j’en suis pas rev’nue, j’peux pas croire que tu te tailles

La boule blanche a gravé au cœur de mon dédale
Une illusion blessée épongée sous ton rire
Que j’aimais étouffer de ma gorge à ton râle
Puisqu’on s’était jurés d’s’en tenir au plaisir
Si tu veux je conviens qu’ les mots sont toujours lourds
Je cesserai demain de ronger le même os
Et j’attends allongée ton éternel retour
Avec toi je veux bien me faire traiter d’sale gosse…

T’as dit bye, t’as dit bye
La sentence sèche me fait l’effet d’un rail
T’as dit bye, t’as dit bye
Et j’en suis pas rev’nue, j’peux pas croire que tu te tailles (2X)

T’as dit bye, t’as dit bye…………..… Lire la suite

Incantations barbares

Incantations barbares

Tu épices une campagne imaginaire, au sommet de la montagne de sel surplombant l’horizon

Tes yeux décolorés de lectures qui te plombent sont le miroir d’émois contradictoires ;

Tes cheveux, champ de batailles que je voudrais gagner pour pouvoir les compter, un à un ;

Tes dents comme une muraille blanchie par trop de temps perdu, cloître cerné de  meurtrières.… Lire la suite