Noises (1)

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La ville s’endort
Il se réveille.
Il marche dans les rues qui ne promettent rien
Il court après l’écho toujours un peu plus loin
Les flaques sont des miroirs psychédéliques
Les égouts ruisselants animent l’avenue
Un miaulement soudain, hurlement inhumain
Le cri se voile
Le silence s’abîme
La ville est un décor fait de papier mâché
Les immeubles en sommeil et les portes cochères
Là-bas un réverbère, ici un révolver
Un crissement de pneu, une quinte de toux
Insomniaque à l’affût d’un détail démoniaque
Hypocondriaque sensible aux effluves d’ammoniaque
Cardiaque insolent, pour une vétille il s’arque
Alors il marche encore en attendant la ronde
Des camions de poubelles, des grilles qu’on fait grincer
Des grimaces grimées tendues par la fatigue
Lui donnant le sésame pour aller se coucher.

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