Les Bleus entreront dans les anales

Cocorico ! Sus à la performance, les Bleus doivent vendre du papier, coûte que coûte. Du papier chiotte, il va sans dire, qu’on use en grande quantité pendant une crise de foi(e). Du papier qu’on déroulera jusqu’au carton (rouge), à l’effigie de ces têtes de nœuds qui décident à présent de se rebeller en refusant l’entraînement ; c’est ça la France !
Le mauvais scénar’ qu’ils nous jouent donne à ce mélodrame aux forts accents comiques une touche nostalgique reprise en chœur par les vétérans de 98 mobilisés à fond pour rendre au drapeau ses couleurs héroïques. On les a sortis du placard pour qu’ils nous rappellent la grandeurrrr de notre charmant pays, son courage légendaire, son patriotisme bon teint. Help ! Mayday !
Enfin, grâce à cette équipe de branquignoles, les français peuvent mesurer l’étendue de la Crise, pleurnicher sur les valeurs éternelles bradées sur l’autel de l’argent-roi, mobiliser leur non moins légendaires contradictions et se tourner une fois de plus, une fois de trop vers un passé plus que trouble qu’on s’obstine à rendre translucide en en vantant les mérites éculés n’ayant jamais existé.
A l’heure où il est devenu à la mode de cracher sur la psychanalyse freudienne, il serait tout de même intéressant de s’interroger sur cet épisode scatologique où tout un chacun trouve un certain plaisir à rouler dans cette fange nauséeuse, à y mêler ses sucs gastriques et à observer à la loupe le produit inconsistant qui en découle.
VIVE KAKA !
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Je n’avais pas envie de remuer la merde, ce n’est pas l’envie qui me manquait mais je ne savais par quel bout la prendre. Bravo, Sophie, vous l’avez fait sans vous éclabousser !
Mais les Français sauront-ils apprécier l’étendue de la crise ? Pas sûr, un grand nombre d’entre eux restent le nez plongé … au ras des pâquerettes.
ho non! je m’en voudrais de me passer de lire ta version, sûrement plus drôle que la mienne… Allez, faut s’lâcher, quand y’a d’la gêne y’a pas d’plaisir disait Raymond de son vivant.
je m’apprêtais à écrire un truc du genre. Mais tu m’as coupé l’herbe sous le pied, avec cette lame toujours aussi bien aiguisée.