Feu rouge, feu vert
Moi j’aime les lumières de la ville
La fumée des automobiles
Et les idées qui défilent
Aussi vite qu’un papillon
J’aime ce grand capharnaüm
Babylone qui déconne
Dans un camaïeu de gris
Quand la nuit dilue le bruit
Voyageur des trottoirs
Baladin des grands bazars
Nomade dans le miroir
Télescopique de mes envies
J’aime les couleurs en mélange
Jusqu’à ce qu’elles virent étranges
Et puis ce point d’interrogation
De mes mauvaises fréquentations
Moi j’aime cette odeur d’absence
Au relent aigre de l’essence
Que tous les feux passent au vert
Pour que j’essaie d’ garer les miens…
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