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Je n’écris que pour toi

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TABLEAU

Je n’écris que pour toi et puis je mets les voiles selon nos magnitudes
Aucun répit, aucune vague à mon âme, pas d’larmes sur mon ennui
Je n’écris que pour toi puisque tu m’as trouvée et tu as pris ma main
C’est ta plante qui me soigne à la pénombre qui verdit
Je n’écris que pour toi à l’orée d’une étoile qui changera de camp

Éclairée  dans l’orage, toi entr’aperçu à peine, j’ai peur, mais
De la vase bouillie, je suis sortie pour me fondre dans ta coutume
Je n’écris que pour toi, t’as vu que j’avais faim, c’était comme un affront
Ou encore un aveu
Je n’écris que pour toi et j’oublie jusqu’au songe et jusqu’à ma fierté
Cet instrument à l’encre que toi seul tu accordes
Je n’écris que pour toi
La hyène teinte au henné dans une jungle civilisée a pleuré, c’était trop
De cuir, la peau parcheminée
Quelle confusion!

C’était dans un jardin, souviens-toi, y’avait même Guignol
Des statues érigées poussaient à l’aveuglette telles des stalactites
Et nos cœurs en absence battaient du même rythme incertain
La nuit tombée m’a faite dépositaire, enfant de firmament
De nos deux initiales blanchies à la chaux
Nous attendions un signe
Je n’écris que, je n’écris que pour toi
Et toi seul immobile, toi seul en mon jardin
Tu relies la musique de nos futurs hivers
Et c’est ça !

jamais d\’autre que toi Bashung / Desnos

A la pelle, tu suis le joint par notre président Sarkozy

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L’échec qui, depuis de nombreuses rencontres, est à l’en- tête de l’équipe française, efface celui du gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de son équipe, s’est mis en rapport avec des filles faute de relever le défi.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force tactique, enthousiaste et endurante, de nos soucis.

Infiniment plus que le résultat, ce sont les charlatans, les faiseurs d’opinions, et les humoristes  qui nous font reculer. Ce sont les charlatans, les faiseurs d’opinion et les humoristes qui ont surpris mes coachs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier but est-il mis ? Le fer de lance doit-il disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Euh….!

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. (t’es sûr que j’dois dire ça ? Bon, ok…pff…)

Car la France au linceul ! Au linceul, au lit seule ? Elle ne peut voir pire derrière elle. Elle est sur les starting-blocks avec la mer du Nord pour dernier terrain d’foot. Elle peut gratter la terre, utiliser sans limites l’immense industrie des nouveaux retraités de la Nation.

C’est guère utile de l’répéter mais  comme un chanteur malheureux que l’on n’écoute plus, je serai celui-là. C’est guère tranché mais bien entamé, j’prends un rail pour la France. C’est guère une guerre mais au moins c’est l’ Mundial. Toutes mes fautes, tous les ringards qui m’accompagnent, toutes  vos  souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour la racaille au karcher et dix sous c’est pas cher !  Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, je pourrai reprendre du poil de la bête, maintenant que mes compatriotes ont trouvé leur tête de turc qui lui au moins n’a jamais caché son anti-jeu ; Le destin du monde des people est Voilà.

Moi, Nicolas Sarkozy, actuellement à Londres, j’invite les français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs larmes ou sans leurs larmes, j’invite les journaleux et les photographes accrédités des media d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se remettre à parler de moi.

Quoi qu’il arrive, j’m’enflamme de la résistance française à fustiger un homme qui a su se faire détester plus que moi et qu’on détestera encore.

Demain, comme aujourd’hui, je sortirai un son long….

Voyou !

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A voir EImpatient : Ubuesque Opinion : voyou !

J’écrirai p’t’être un jour vos absences patentes :

Avoir le corps si vert lu « pas touche » en 40

Rembobine alentour des farceurs en truelles,

Go ! Fais de l’ombre : le censeur en sueur sur sa fiente,

Balance le glas, ça y est, guerroie à blanc, froissons la ribambelle ;

Impatient, caché, fous rires à la pelle

D’Allah colle, ère où l’ivraie grignotante ;

Utiles les vibros : devins des mères avides ?

Pets des partis sans mais, d’âme aux mots, pets du vide ?

Que l’âne chie ou serine : prenons-nous au sérieux ;

O, supérieure opinion à la fadeur des fanges,

Si lance en travers des gorges immondes : phalanges :

- Oh ! Mets les gazes, crayon viole en ces lieux ! -

rimbaud2

Excoriations sur un caillou

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Son amant collapsant
Arrime la muse enceinte
A la stérile artiste qu’on jugeait trop frivole
A-t-il envoyé un bristol
Au fœtus noyé dans ses tripes
Écourtant le bad trip
De l’écrevisse
Comme un service
Quand elle ouvre ses cuisses

Son amant collapsant
Arrime la muse enceinte
A la piteuse artiste qui joue sans antivol
Age en perte de bristol
Au fœtus noyé dans ses tripes
Écourtant le bad trip
Dis donc bye bye à l’écrevisse
Son amant collapsant arrime la muse
Enceinte au bord du précipice
Drôle de dol
Qui sème un seul indice
Au col

Son amant collapsant
Arrime la muse enceinte
La saison des jacinthes
Dans la neige perçant
Ressemble aux coloquintes
Qui rassemblés n’font qu’un
La taille et la teinte
Dépeignent cet enfer

Ce va et vient pesant sur de
Doux sanguisorbes
Dessine comme un orbe
Constellé de piqûres
La douleur adjacente
Au plaisir qui se scinde
En mille autres étreintes
Vampirise l’attente
En un seul tour de vis
Et noyée dans la masse
Butée, t’as bu la tasse
Recrachée au calice
Que butine le quetzal
En râles d’ara à l’atoll
Frangé de pézizales
Où s’immisce l’alguazil

Sa colonne vertébrale

Plus fragile qu’un pétale
Ou la paille dans un bol
Aspirant à la raie
En chant de cisticoles
Des joncs virevoltés
Distribue chaque rôle
En creusant un abysse
Dans le cri que salissent
Les mots sur le bristol

Les lettres qui récurent
La voûte de cet orbe
Tapissé de sanguisorbes
Forment le mot sûr de
« L’Enfer »  de Dante
Dont tu te sais atteinte
Dès que la cloche tinte
Tu dévales la pente
Il avale ton asile
Et cet écart bancal
Fait naître un nouveau râle
Qui pointe du nombril
Éclatant la systole
Ce désir animal
Cet effrayant banal
Spirale catharsis
De plaisir en supplice
Avec pour seule trace
La petite écrevisse
Ignorée par l’ibis
Rejeté des entrailles
Où plus rien ne se colle
Que l’huile de cannabis
Si t’appelles ça un vice
Si tu trouves ça atroce
C’est qu’son anagallis
S’est ouvert en corolle

Et dans le goût d’anis
Imbue de cette obole
L’idiote se gondole
Ses serments sont ses lices
Comme autant d’artifices
Intervalles pot de colle
Amande qu’il extrapole
Pour qu’à son tour il glisse
Plus le moindre interstice
Au cœur du carambole
Mais l’ombre du solstice
Jetant l’oaristys
Dans une course folle
Et sacrifiant l’idole
Parfumé au réglisse
Refusant l’armistice
Elle inspire et se hisse
Leurs deux corps hyperboles
Débordent. Leurs amours molles
Durent le temps du pactole
Elle crie à l’injustice
Il s’use et ruse la miss
Sur un simple bristol

Gainsbourg/Autoportrait

Gainsbourg/Autoportrait

Le serment qui pense

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Queue, dans un miroir, insolente
Il n’y a pas de mots
Envie de toi envahissante
Je boirai ton eau

Surtaxe l’aventure oblongue
Avides tes mains
Mère indigne  je m’inonde
Sous nos coups de rein
Va et viens, tu me balaies
Je deviens satin
Et tous les deux on pagaie
Au mont palatin.

Ton regard dur me dentelle
Mais d’élastomère
Verge délestée du sel
Quitte ma stratosphère,
Nous entamons une danse
Où nous nous perdons
Je dis ce que tu ne penses
Reviens à tâtons

Cette insoutenable ivresse
Fait bouillir ton sang
Et distribue sa souplesse
Au sexe je sens,
Cette fois je retiens la longe
Je laisse le sceau
De mes doigts comme une éponge
Entre deux arceaux

Occis, flatus vocis content
Délires abondants
Je ferai de toi le ponte
Mon correspondant
Si nos visages sont blêmes
C’est que la liqueur
S’est transvasée du Golem
Jusques à nos cœurs

Le serpent qui danse. Baudelaire/gainsbourg

T’embauches ?

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En héroïne, j’profile l’arctique
L’inspiration fait froid dans l’dos
A l’horizon : néant, zéro
Je suis en rade, où est l’indic ?

A trop tirer sur l’élastique
Plus de goût sur mes lèvres
Faudrait sonner la trêve
Ou faudrait qu’ tu rappliques

J’ai cach’tonné en vain
Maint’nant j’suis dans le noir
Et le pire dans tout ça, c’est ce putain d’espoir
Luisant dans la robe vermeille de ton vin

Et si j’laissais tomber ?
Enfin, j’deviendrai gaie
Inutile de prier
Looser dégénéré.

Mat ; l’interlope s’est échoué
Au moins aura-t-on joué
Je vais donner un tour de vis
Mes ennuis seront terminés

Subliminales décoctions
Dans nos triviales inventions
Et pour finir faire la nique
Aux conventions systématiques

Ton rail de coke contre un bon vers
Qui nous foutra tout à l’envers
L’ainée s’est juste vautrée dans l’eau
Avec le cœur en trémolo.

Est-ce un adieu ? Passe la pipe
J’m’en vais relire les délires d’ Stipe.
Jonglant avec les mots pour seule discipline
Tandis que j’les dézingue à la scie égoïne.

Débauche par Stipe

Quand je naîtrai ici….*

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Quand je naîtrai ici sous l’arrière désarmé
Je rirai plusieurs nuits salop mal- abhorré
Avant que ton oubli n’allume ou bien n’encense
Une gerbe de fleurs sous l’arrière désarmé
Une gerbe divergente de ta fatale essence

Devant l’oubli dominé dessous le vétuste
Découvrant une  sève à  la mer salée
La terre, les plaines, les cimes où la poussière s’incruste
De lunes haïssables verdissant sous le fruste
Diffèrent du légume d’argent tant éloigné du laid

Amnésie rappelée gisant sur pas grand-chose
Je blanchirai le milieu de ton fessier morose
Je blanchirai ta queue ou tes testicules fiers
Tu déclinerais doucement sur la dentelle rose
Jamais déchue contre la misère grossière

L’éventuelle tranquillité d’une sève sous l’immonde
Soustrairait à la lune moins de fadeur que l’ombre
Aux légumes moins de matière moins de lenteur de fronde
La haine ordinaire altérée monterait sous l’immonde

L’ennemi aurait moins tort sur mon âme affectée
Salop quand je naîtrai ici, amnésie rappelée
_  Oublie moi toujours à l’éternité raisonnée
De vieillesse ou  rancune ou bien ternes froideurs _
Mon sel aura séché noyé dans le malheur
Tu seras moins éprouvé  car étant le plus laid

Ah ! Complexe répugnance ou  fragile équilibre…..

•     Poème antonymique librement inspiré de «  Si je mourais là-bas… » d’Apollinaire ;

J’accours dès qu’il se montre…

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J’accours pour un sire cuit, une espèce de…

J’dévale sur son visage, maladroit homme sans âge ?

Ai-je déjà trouvé l’refrain d’il y a demain

Ce s’rait pas mal mais manque d’entrain?

Mes vers sur pilotis, fond clair comme son souffle ou arpège do ré fa mi sans partition?

Tandis qu’il fronce et fait la moue

Rrrrrrrr….J’dérape le rap, peine à me croiser les genoux?

J’fume une clope et j’fais des huit,

Cendres en attendant,

Avaler couleuvre pour un incendie

Rendement

Rendez-vous à Ostende, il y a pas longtemps

Les lieux, les visages, voilà qu’je m’interroge

Y’a bien un doge mais il se noie

J’ai pas l’aisance, je serre les dents

Refrain

L’amour, l’amour quand il se montre…

Un peu la honte, tous ces détours…

J’accours, tu cours, si c’est marrant

C’est toujours con finalement

(x2)

Est ce que je sais moi, si t’es vieux ?

Est ce que tu connais mes aïeux?

A toi d’jouer… mais est-ce un jeu?

A rimer dans nos tours de passe-passe?

Avons-nous enfanté un monstre

Qui démonte l’idée de l’amour

Et moi j’accours, moi le monstre, j’enquête à la solde d’un éternuement

Je sens le ton vaciller irrémédiablement,

Un pont à enquiller dans l’enfer de mon discrédit. Même si je mens,

Gare la farce, j’fais la manif ensuite j’fais pfuit, évidemment ….

Impasse en paire et coûte que coûte …

J’dégoutte, j’rajoute … mais avec classe…(x2)

refrain (x2)

À moi la fantaisie…

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J’compose la nuit, maître d’œuvre
Noir illicite sur un fond d’blanc

Puis il suffit d’m’fondre dedans

Je compte les mouches de tous mes lieux

Ça me rend sag’ment indolent

Après je m’en cure les dents

Je changerai dès que les keufs

Diront de moi quelqu’chose de neuf
Applaudiront ma fantaisie
À moi la fantaisie
Tu vois bien comm’je vibre…

J’compose la nuit,maître d’œuvre

Abonné à l’écol’ des absents

Trop à l’étroit dedans mon sang

Je mangerai les feuilles de cannabis

Si j y’arrive, tu diras bis
Applaudissant ma fantaisie

À moi la fantaisie

Tu vois bien comm’je vibre…

À moi la fantaisie ….

http://www.youtube.com/watch?v=YAKFGdnXdwE&feature=related

Oh, j’ose, j’suis pas fine….

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Hier j’ai pleuré, gris’mine
Je rumine
Des mots narguent une ballerine
Qui vient de perdre son demi-dieu
Rejoint l’odieux
Plus d’appétit
Qui peut faire mieux ?

Hier, au diable la morphine
Plus d’larmes, qu’des etcétéras
Qui mentira la nuit ?

Monter trop haut
Imiter les mirages
J’aime son sourire
Son souvenir
Lèche vos noirs désirs

Oh, j’ose, j’suis pas fine
J’ose, j’ose, j’suis pas fine
Saturnien pose l’ennui
Terrien en transi

Rusez l’enclumé
Rusez « lu », souriez
Alain m’amuse
Et qu’il n’endure que les mômes en dessous
Durs, les sal’mômes en dessous
Et que ne doux

Oh, j’ose, j’suis pas fine
J’ose, j’ose, j’suis pas fine
Saturnien pose l’ennui
Terrien en transi

Si j’osais
Osais, osais
J’ose, j’ose, j’suis pas fine
J’ose, j’ose, j’suis pas fine

Saturnien pose l’ennui
Terrien en transi

http://www.youtube.com/watch?v=NiOHAlkNZa8&NR=1