L’être en jeu (rrrrr)


Il se con-fond en excuses

S’lève du mauvais pied l’matin

Parc’ qu’il a abusé d’la Suze

Il ferait mieux d’fumer un joint

Toujours à côté d’ses chaussures,

Il passe son temps à filer doux,

Ne sent pas la moisissure

Et cuisine avec du saindoux

 

J’ai passé du temps à le croire

Quand y f’sait chanter  les demain,

J’l’ai écouté, il m’a fait boire

Liqueur d’amour, c’est pas malin.

Cet amour fou que l’on me prête

Etait pourtant pas mal parti

Un peu comme toutes les amourettes

Quand le soleil se lève aussi.

 

Tristes prophéties de ma mère

Qui maudit cette déraison

Elle me prédit une chute amère

M’engage à ranger ma maison.

Elle, si bonne ménagère

Mijot’ mon mépris aux oignons,

Epoussète mes états, j’erre

En soufflant dans son olifant !

 

« Reste donc dans ta guérite

La vie, c’est toujours comme ça,

Il faut te reproduire vite

Fais des enfants et puis basta.

Tu trouves mes propos ridicules

Tu m’prêtes de pauvres intentions,

Mais quand viendra la canicule

C’est toi qui f’ras une dépression »

 

L’amour pourtant est une chance

J’aime le transport inédit,

Celui qui dit celle qui pense

Et c’est la vie qui s’écrit

Une aventure que personne blâme,

Attend le jour et rêve la nuit,

Alors pourquoi en faire un drame ?

L’amour est là, maintenant, ici

 

http://fr.youtube.com/watch?v=gKnVmA91bvw

Mes illusions.



Se peut-il qu’il me fasse oublier les tourments de mes amours contrariées, sans cesse reportées, toujours recommencées, - qu’une faim apaisée assouvisse la douceur, - qu’une nuit d’abandon se gorge de cette force inaliénable : l’amour physique, ?

(Temps! espace! - Amour, miroir ! – notre irréalité mitoyenne est intouchable ! – puisque sans issue, la seule, - La mort, la vérité, - Beauté insupportable, qui s’approche !)

Que les rives du désert comblent l’aridité des  amours englouties et qu’on accueille les mystères du hasard comme oasis bienvenues ?…

Mais l’ange qui nous rend curieux, ce fil invisible sur nos zygomatiques est bien sûr irrésistible. Avancer ou chuter.

Rire à l’écran reflétant, par l’idée et le mot; aux délices, par l’écho de la page  et de la vague assourdissante; aux larmes coulant de plaisir, dans  un tempo démoniaque.

Les hommes mâchent du ch’wing-gum…

Les hommes mâchent du ch’wing-gum
D’puis qu’ils ont bouffé la pomme

Celui-ci recherche sa mère
Et réclame la fessée
Qu’elle lui foute sur le derrière
Il s’endort comme un bébé

Celui-là, l’automobiliste
Collectionne les accessoires
Il aime bien changer de piste
Pour mieux s’voir dans le miroir

Celui-là n’jure qu’ par le physique
Chronomètre sa performance
Un adepte de la gymnastique
Il y voit comme une romance

Tel autre veut jouer au soldat
L’amour est un terrain miné
Vous voulez l’prendre dans vos bras
Il se défend d’être un minet

Celui-là, le mauvais perdant
Étudie la règle du jeu
Il ne parle que de sentiments
Mais il nous emmerde au pieu

À genoux vous rendez les armes
Mais celui-ci est un incompris
Il vous faut adresser à son âme
Une prière emplie d’esprit

Les hommes mâchent du ch’wing gum
D’puis qu’ils ont bouffé la pomme
http://fr.youtube.com/watch?v=aCR89S-7-EU

 

“Les femmes, c’est du chinois” Paroles et Musique: Serge Gainsbourg   1961  “L’étonnant Serge Gainsbourg”
© 1961 - Editions Warner Chappell

L’emmerdeuse


Il semble que les gens nourrissent encore l’espoir
Ne lisent plus que Voici et fument sur les trottoirs
Il semble que dans leurs yeux y’a comme une poutrelle
Qu’à force de s’les cacher à renfort d’virtuel
Qu’à force de travailler ils n’ont plus de cervelle

Les clochers replacés, la morale qui résonne
Ils croulent sous les valeurs
Qui parlent plus à personne
La pensée est perdue le rire décline doucement
Et même les ministères se moquent éperdument
Des idéaux qu’hier ils croyaient importants

Car je suis l’emmerdeuse, je suis l’emmerdeuse
Et je tiens dans mes mains la seule de toutes les choses
Je suis l’emmerdeuse, je suis ton emmerdeuse
Et j’ai écrit pour toi la seule de toutes les choses
Qui raille et puis s’en va qui raille et puis s’en

Le temps a reculé l’heure n’est plus au volage
Les étrangers frissonnent on s’en fout d’leur naufrage
Tout paraît incongru tout ronronne gentiment
Le bruit que fait Edvige s’étouffe lentement
Et le bruit du passé revient tout simplement

On parle mieux des guerres
Là-bas, quel courage !
Le combat change de camp et dansent les mirages
On a vu m’a-t-on dit des gens se révolter
J’sais plus dans quel pays, sont fous ces étrangers
Croyant encore les pauvres à l’esprit d’ liberté

Car je suis l’emmerdeuse, oui je suis l’emmerdeuse
Et je tiens dans mes mains la seule de toutes les choses
Je suis l’emmerdeuse, je suis ton emmerdeuse
Et j’ai écrit pour toi la seule de toute les choses
Qui raille et puis s’en va qui raille et puis s’en

http://www.tourte.org/lamoureuse-carla-bruni-paroles-clip-5103.html

L’homme et l’amour…

Homme libre toujours tu chériras l’amour !
L’amour est ton mirage ; tu cherches ton image
Dans le miroir opaque qui fait de toi le mage
L’amant incandescent, le maître de l’humour.

Tu te plais à rougir, t’amuses à découvrir
L’étendue de ta lyre aux battements de son cœur
La gamme de ses soupirs nourrissant ton ardeur
Ton rythme soutenu sur son unique mire.

Vous êtes tous les deux le dangereux poison
Homme, distillant tes incertaines rimes
Amour, contrarié dans l’impossible abîme
Une triste équation que je nomme raison.

Depuis la nuit des temps, à jamais, pour toujours
Vous suivrez le tracé : deux lignes parallèles
Empêchant vos pensées de déployer leurs ailes
Ô frères ennemis que sont l’homme et l’amour !

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