Dans le TGV
Dans l’ TGV du passé
Sous tes paupières fermées
Par une mémoire encombrée
J’ t’ racont’ le passé
Miroirs qui s’allument
Vision d’un p’tit quart de lune
Sur le rail ou la lagune
Toi tu ne pensais qu’à June
Cette voie de chemin d’fer
Aux p’tits cailloux sur le travers
Sur tes genoux, un livre ouvert
Songeant au visage trop fier
Ton cœur se serre
Et puis la rythmique
Pour un voyage intergalactique
D’une fable ou d’une fadaise
Comme une envie d’aise
June est arrivée
Et vos regards se sont croisés
A côté de toi, elle s’est installée
Et le tour était joué, jouer …
Voyez l’un et l’une
Qui s’écartent et contre mauvais’ fortune
Viennent emmêler leurs mèches brunes
Emmêlent leurs mèches brunes
Oh le mystère
Un souffle chaud en plein hiver
Vos soupirs tièdes en paratonnerre
Et puis soudain tout s’éclaire
Plus d’pensées bancales
Mais une ligne verticale
D’une fable ou d’une fadaise
Comme une envie d’aise
Toi mon ami
Tu m’as demandé, tu m’as permis
J’raconte ta vie, tes manies
Car elle est rimée d’tes envies
Tu cites le hasard
Tu dédouanes cet épisode bizarre
Pointant du doigt le pulsar
Oh ! T’oublies tout ça, t’en as marre
Et puis la rythmique
Pour un voyage intergalactique
D’une fable ou d’une fadaise
Comme une envie d’aise
Si rien n’sert à rien
Si c’mauvais scénario est le mien
J’me souviens bien de ce lien
Je me souviens de ce lien
Elle t’a garanti
Que ce passage était écrit
Le train est alors reparti
Sur le quai tu as souri
A la souris
Dans le TGV
Dans l’ TGV du passé
Sous tes paupières fermées…
Se peut-il qu’il me fasse oublier les tourments de mes amours contrariées, sans cesse reportées, toujours recommencées, – qu’une faim apaisée assouvisse la douceur, – qu’une nuit d’abandon se gorge de cette force inaliénable : l’amour physique, ?
(Temps! espace! – Amour, miroir ! – notre irréalité mitoyenne est intouchable ! – puisque sans issue, la seule, – La mort, la vérité, – Beauté insupportable, qui s’approche !)
Que les rives du désert comblent l’aridité desamours englouties et qu’on accueille les mystères du hasard comme oasis bienvenues ?…
Mais l’ange qui nous rend curieux, ce fil invisible sur nos zygomatiques est bien sûr irrésistible. Avancer ou chuter.
Rire à l’écran reflétant, par l’idée et le mot; aux délices, par l’écho de la page et de la vague assourdissante; aux larmes coulant de plaisir, dansun tempo démoniaque.
Il semble que les gens nourrissent encore l’espoir
Ne lisent plus que Voici et fument sur les trottoirs
Il semble que dans leurs yeux y’a comme une poutrelle
Qu’à force de s’les cacher à renfort d’virtuel
Qu’à force de travailler ils n’ont plus de cervelle
Les clochers replacés, la morale qui résonne
Ils croulent sous les valeurs
Qui parlent plus à personne
La pensée est perdue le rire décline doucement
Et même les ministères se moquent éperdument
Des idéaux qu’hier ils croyaient importants
Car je suis l’emmerdeuse, je suis l’emmerdeuse
Et je tiens dans mes mains la seule de toutes les choses
Je suis l’emmerdeuse, je suis ton emmerdeuse
Et j’ai écrit pour toi la seule de toutes les choses
Qui raille et puis s’en va qui raille et puis s’en
Le temps a reculé l’heure n’est plus au volage
Les étrangers frissonnent on s’en fout d’leur naufrage
Tout paraît incongru tout ronronne gentiment
Le bruit que fait Edvige s’étouffe lentement
Et le bruit du passé revient tout simplement
On parle mieux des guerres
Là-bas, quel courage !
Le combat change de camp et dansent les mirages
On a vu m’a-t-on dit des gens se révolter
J’sais plus dans quel pays, sont fous ces étrangers
Croyant encore les pauvres à l’esprit d’ liberté
Car je suis l’emmerdeuse, oui je suis l’emmerdeuse
Et je tiens dans mes mains la seule de toutes les choses
Je suis l’emmerdeuse, je suis ton emmerdeuse
Et j’ai écrit pour toi la seule de toute les choses
Qui raille et puis s’en va qui raille et puis s’en
Homme libre toujours tu chériras l’amour !
L’amour est ton mirage ; tu cherches ton image
Dans le miroir opaque qui fait de toi le mage
L’amant incandescent, le maître de l’humour.
Tu te plais à rougir, t’amuses à découvrir
L’étendue de ta lyre aux battements de son cœur
La gamme de ses soupirs nourrissant ton ardeur
Ton rythme soutenu sur son unique mire.
Vous êtes tous les deux le dangereux poison
Homme, distillant tes incertaines rimes
Amour, contrarié dans l’impossible abîme
Une triste équation que je nomme raison.
Depuis la nuit des temps, à jamais, pour toujours
Vous suivrez le tracé : deux lignes parallèles
Empêchant vos pensées de déployer leurs ailes
Ô frères ennemis que sont l’homme et l’amour !