2chevaux verte sans retouche

29 mar 2011 par

La Deuch’ de Nino Brown ne roule qu’à la générosité ; c’est rare de nos jours alors boudez pas votre plaiz’lire et faites tourner, faites passer, faites buzzer et puis, comme je ne doute pas que ce que vous découvrirez vous emmènera très loin, alors vous donnerez parce que c’est du bon, c’est d’la balle, c’est gai, c’est grave, c’est groove, c’est gore….

Si vous n’aimez ni le rap, ni le hip hop, oubliez les clichés bling-bling qui s’y rattachent, car Nino les dézingue avec sa mitraillette réglée sur mode Stradivarius.  Sa 2ch’ c’est l’antithèse de ce qu’on a l’habitude d’écouter dans le genre, et son genre à lui c’est le mot qu’il tord dans tous les sens ; Nino est le poète du bitume qui nous enfume, le pote qui s’amuse des messages, le pas sage qui rit de sa rage, le trublion qui se joue des clous semés sur son parcours, il a tiré la carte « increvable » et la vie devient jouable.

Pas illuminé, non, lumineux !

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3 commentaires

  1. mariana

    On entre et l »espace s’aggrandit, c’est un bond sur des plateaux désertiques du Kamchaka. Sans l’essentiel, les sens montent au ciel. Gaieté et optimisme sautillent pieds nus sur les rocailles coupantes de la société.
    Pieds nus, poches trouées pleines de liberté. Vidées, escamotées. Esquive.
    Je serais toujours là.
    Sans faire bien.
    Laisser couler et flotter.
    Quel fou aimerait se plomber, cent fous ?
    On s’en fout !

  2. toad child

    Balade en crapaudeuch’,

    sur la route, sur un doute, c’est la dèche.
    J’ai conduit des tracteurs, des mad’leines,
    déambulé
    dans les prés en bulle et
    dans l’adversité, j’appuie sur le joyau,
    l’onde insuffle,
    je roule en crapaud-buffle!

    Si j’expire un joyau du crapaud,
    si sans check, sbire au bout du rouleau,
    j’roule mon indignation… sous les aisselles,
    j’roule en crapoliçon… cas boréal,
    mes lents colimaçons, l’cul sur la scelle,
    je pouss’ le champignon, sur le dédale
    et je détale…

    Sans dédain, en l’état, je m’attarde sur mon état d’têtard,
    mon venin, sans tanin, sème aux vents des agents
    toxiques et so lucidogènes délicieus’ment…
    Lisse à l’image, j’erre en limace, il est tard,
    c’est la dèche mais j’roule en crapaudeuch’
    rangez vos pentateuques,
    rongez vos pentes à TOC,
    on s’échappe par les pots
    d’Air à bull’ et à eau,
    piqu’ la liss’ peau à l’Oulip0,
    thanks Nino, roule du flo(w)
    j’ponds dans l’eau, et dans l’O
    des oeufs yoyo…

    Balade en crapaudeuch’,
    je r’trouve la bande de mes années plum’,
    j’écume à sang froid et à cent et à l’heure mes anoures,
    mes amours,
    des LOVE hantés sans m’vanter,
    j’hiberne -hiatus ! J’roule en crapaudeuch’,
    zigoto millionième, toad au taux d’ambition
    minime, amphibien on fait bien… on voudrait faire bien.
    On s’en fout, on s’enfuit, on roule en crapaudeuch’ !

    Crapotof ‘

  3. sophie

    Il y a quelques six mois sortait l’album de Nino, notre pote Nino, le trublion d’un Plum’art déglingué à force d’user ses ressorts par nos rebonds inconsidérés. Plus qu’enthousiastes, nous avons tellement jubilé que ni une ni deux, nous avons décidé de lui dédier le nouveau Mag. Sans retouche, tel quel….
    Hum, faut croire que le pochtron avait raison : « le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants »…. Mais tordons le cou aux diktats imbéciles, le temps ne change rien à l’affaire et nous kiffons tellement c’t’album qu’il nous a peut-être un poil intimidés. Serions-nous à la hauteur ? N’allions-nous pas fourvoyer le lecteur du sens initial indiqué par Nino ? Hommage ça pue un peu comme un vieux from’chton, non ?

    Bon, cessons nos tergiversations et renvoyons le ballon au gardien de but, solitaire dans ses cages…

    Le conte à relour est enclenché, restez à l’écoute….

    http://ninobear.bandcamp.com/album/ninobearbrown-2chevaux-verte-sans-retouche

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