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	<title>Sophie Lucide</title>
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	<description>Ecrits</description>
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		<title>Requiem pour un con</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 11:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Détournements]]></category>
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		<description><![CDATA[Égoutte ta morgue à base de « casse-toi » Il est flexible, cet horla De plus en plus blême Sens-tu l’aiguillon ? C&#8217;est le requiem pour un con As-tu révisé ton allemand chez toi Dans l’armoir’,la caméra C&#8217;est un anathème Qui n’te lâche pas Minable système Pauvre con Revoici ta morgue C’est plus fort que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/02/sarko.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1878" title="sarko" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/02/sarko-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
Égoutte ta morgue<br />
à base de « casse-toi »<br />
Il est flexible, cet horla<br />
De plus en plus blême<br />
Sens-tu l’aiguillon ?<br />
C&#8217;est le requiem pour un con</p>
<p style="text-align: center;">As-tu révisé ton allemand chez toi<br />
Dans l’armoir’,la caméra<br />
C&#8217;est un anathème<br />
Qui n’te lâche pas<br />
Minable système<br />
Pauvre con</p>
<p style="text-align: center;">Revoici ta morgue<br />
C’est plus fort que toi<br />
Faux grandiloqueur qu&#8217;ton horla<br />
la haine que tu sèmes<br />
ta réélection<br />
C’est le requiem pour un con</p>
<p style="text-align: center;">Quoi t’es sur tes gardes<br />
Tu joues au papa<br />
T’as limé tes dents<br />
Aux media<br />
Pourtant tu les aimes<br />
Qu’ils surfent sur ton nom<br />
Ou déclinent le thème :<br />
Pauvre con</p>
<p style="text-align: center;">Égoutte ta morgue<br />
à base de « casse-toi »<br />
Il est flexible, cet horla<br />
De plus en plus blême<br />
Sens-tu l’aiguillon ?<br />
C&#8217;est le requiem pour un con</p>
<p style="text-align: center;"><em>Je l&#8217;ai composé spécialement pour toi</em><br />
<em> A ta mémoire de scélérat</em><br />
<em> Sur ta figure blême</em><br />
<em> Aux murs des prisons</em><br />
<em> J&#8217;inscrirai moi-même : &nbsp;&raquo; Pauvre con &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7vJvwD3XADc">requiem pour un con/Gainsbourg </a></p>
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		<title>Parlez-moi de vous</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/au-cinema/parlez-moi-de-vous/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 11:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Parlez-moi de vous. Film français de Pierre Pinaud Karin Viard est un grande comédienne qui peut endosser à peu près tous les rôles,  mais rares sont les actrices populaires, se glissant avec aisance dans la peau de personnages banals,  ce qui fait qu’on les adopte sans problème, qu’on les intègre même à notre univers familier.  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/01/parlez-moi-de-vous-.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1872" title="parlez-moi-de-vous-" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/01/parlez-moi-de-vous--300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a></p>
<p>Parlez-moi de vous.<br />
Film français de Pierre Pinaud</p>
<p>Karin Viard est un grande comédienne qui peut endosser à peu près tous les rôles,  mais rares sont les actrices populaires, se glissant avec aisance dans la peau de personnages banals,  ce qui fait qu’on les adopte sans problème, qu’on les intègre même à notre univers familier.  Elle m’a toujours fait penser à ma grande sœur Patricia. Non pas par le physique, mais plutôt par l’allure, la diction, une certaine élégance. Mon petit frère Claude a toujours, quant à lui, assimilé notre mère à Annie Girardot qu’on aurait très bien vue dans le rôle de Jojo, alias Joëlle Gouraud du film de Pinaud.</p>
<p>&nbsp;<br />
Nous évoluons depuis toujours dans une ambiance cinéphilique et romanesque sublimant nos existences, plus à l’aise dans la fiction que dans la réalité et c’est bien-là le sujet qui hante mon « travail », plane au dessus de moi  tel un vautour ne lâchant rien de ce qu’il tient dans ses griffes acérées&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Claire, l’héroïne du film a réussi sa vie professionnelle mais une fois rentrée dans sa cage dorée du XVIème arrondissement, se terre dans un placard. Incapable de mener sa vie de femme, tant elle reste fixée à l’abandon subi dans son enfance. Ma sœur n’est pas cette handicapée de la vie ; elle a aimé, aime et aimera.  Plus qu’un défi, un pied de nez à cette blessure ouverte, impossible à fermer, une blessure qu’on tait forcément mais qui reste vivace, peut-être même davantage en vieillissant, parce que la vie qui vous happé vous en laisse le temps..</p>
<p>&nbsp;<br />
Reste l’envie ou le besoin. D’aller vers l’autre, de tenter de comprendre, d’exiger une explication qui ne peut pas surgir. Alors aimer au-delà de l’innommable, chercher des liens, trouver des ressemblances, se sentir attachée en dépit du bon sens,  répondre à l’insensé par une tentative de rationalisation,  excuser l’autre en s’accablant soi-même ou combler l’indifférence par sa propre présence, dérangeante ou subtile, trouver la bonne distance&#8230; et se sentir humaine.</p>
<p><span><a class="smarterwiki-linkify" href="http://www.youtube.com/watch?v=98cc0_ljLws">http://www.youtube.com/watch?v=98cc0_ljLws</a></span></p>
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		<title>recueil collectif sur lat</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/nouvelles/recueil-collectif-sur-lat/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 13:49:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; avec 11 autres auteurs à lire ici : http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/sous-les-candelabres-blancs-et-roses-des-marronniers-en-fleurs-autres-nouvelles-et-poemes/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/01/378579_193745900721285_193741647388377_370172_667211107_n.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1867" title="sous les candélabres blancs et roses des marronniers en fleurs et autres nouvelles et poèmes " src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/01/378579_193745900721285_193741647388377_370172_667211107_n-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span>avec 11 autres auteurs à lire ici : <a class="smarterwiki-linkify" href="http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/sous-les-candelabres-blancs-et-roses-des-marronniers-en-fleurs-autres-nouvelles-et-poemes/">http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/sous-les-candelabres-blancs-et-roses-des-marronniers-en-fleurs-autres-nouvelles-et-poemes/</a></span></p>
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		<title>TramontaneS</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/paroles-de-chanson/tramontanes/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 09:52:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles de chanson]]></category>
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		<description><![CDATA[TRAMONTANES &#160; Long périple du loup dans la tramontane, Froid sur les dents panne de broyage Sale look &#160; Je lui lance un big up Ça plait pas trop au bouc Qui s’shoote à la kényane, Désopilante &#160; Et moi qui plane dans ma felouque Tandis qu’il statue sur facebook J’me demande qui des deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/01/Le-Violon_Picasso.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1863" title="Le-Violon_Picasso" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2012/01/Le-Violon_Picasso-278x300.jpg" alt="" width="278" height="300" /></a></p>
<p>TRAMONTANES</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Long périple du loup dans la tramontane,</p>
<p>Froid sur les dents panne de broyage</p>
<p>Sale look</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je lui lance un big up</p>
<p>Ça plait pas trop au bouc</p>
<p>Qui s’shoote à la kényane,</p>
<p>Désopilante</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et moi qui plane dans ma felouque</p>
<p>Tandis qu’il statue sur facebook</p>
<p>J’me demande qui des deux a du bol,</p>
<p>D’la colophane …</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lui au violon, d’venu violet, est-ce qu’il se fane ?</p>
<p>Faut qu’j’trouve un truc, qu’pousse sa fétuque</p>
<p>Remue-méninges genre webdocu</p>
<p>Bourré de vannes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’coyote, et sève sur sa balane,</p>
<p>Allongée au souk cherche un accord aimable</p>
<p>En tapant mon road book,</p>
<p>Le vent l’emporte; il jure et nous trompetterons</p>
<p>En bonbonnes butane</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un homme affable</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/roman/un-homme-affable-10/</link>
		<comments>http://www.sophielucide.com/roman/un-homme-affable-10/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 09:09:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Chapitre 1. Au troisième jour du procès, le verdict divisait toujours l’auditoire et passionnait les éditorialistes qui, dans leur fougue avaient annexé la une à l’habituelle colonne des faits divers. Les media officiels avaient commencé par ignorer l’affaire, somme toute banale, mais cette fois c’est Internet qui s’en était emparée. Parce que, écrivait Marie Polka, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/12/un-homme-affable.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1856" title="un homme affable" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/12/un-homme-affable.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Chapitre 1.</p>
<p style="text-align: justify;">Au troisième jour du procès, le verdict divisait toujours l’auditoire et passionnait les éditorialistes qui, dans leur fougue avaient annexé la une à l’habituelle colonne des faits divers. Les media officiels avaient commencé par ignorer l’affaire, somme toute banale, mais cette fois c’est Internet qui s’en était emparée. Parce que, écrivait Marie Polka, une journaliste plus futée que les autres, ce drame dessinait mieux que nul autre la société décadente qui s’y reflétait avec son cortège d’extravagance amorale qu’exacerbait l’organe même de cette vilénie. Dès lors, la presse avait flairé l’opportunité de faire passer le message dans l’espoir de récupérer ses lecteurs en accusant ce concurrent tentaculaire, incontrôlable et malfaisant, destructeur du noyau familial, Big Brother ou faux frère…</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le parvis du tribunal, des prêcheurs improvisaient des discours messianiques dans lesquels ils vilipendaient la force diabolique d’Internet, puis ils distribuaient des tracts où une adresse renvoyait à un blog chargé de recueillir des signatures au bas d’une pétition afin, était-il souligné, de soigner le mal par le mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la foule s’enthousiasmait pour ce procès, c’est que, non seulement il mettait en scène un crime passionnel, avec les ingrédients habituels qu’on allait pouvoir disséquer, mais aussi réunissait-il sur les bancs de l’accusation, de la partie civile et des nombreux témoins, une large majorité de femmes; belles, brillantes et photogéniques, à en croire Marcel, reporter photographe au P’tit XVème.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, en parallèle, s’organisait un autre débat, crée autour de ces femmes trop présentes, accusées de mettre en danger une société en manque de repère, par l’inconscience qu’elles affichaient à occuper les postes clés, sans pour autant abandonner leur condition de mère, épouse ou amante.</p>
<p style="text-align: justify;">La polémique monopolisait les esprits dans tout le pays: de la boulangerie du plus petit village aux salons parisiens, chacun avait son mot à dire, sa rancœur à sortir, son opinion à bâtir. Si bien que le procès changea bientôt d’enjeu et l’accusée se vit très vite attribuer un rôle un peu démesuré, celui d’une égérie ou d’une mégère selon la place qu’on voulait bien lui faire tenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses avocats, ayant eux-mêmes rameuté les media, virent ce changement d’un mauvais œil; on se trompait de procès! Il fallait à tout prix revenir à l’origine des faits, et s’y tenir. C’est ainsi que je me vis approcher par l’un d’eux. Le prestigieux cabinet pour lequel il plaidait, avait les moyens de ratisser au plus large en choisissant les témoins les plus controversés et mon nom figurait dans les contacts de la messagerie électronique de la victime. Je n’avais jusqu’ici jamais mis les pieds dans un tribunal et si je m’en tenais à la déclaration d’un ministre plusieurs fois condamné: là où il y a la justice, il y a danger…, j’avais quelques raisons d’hésiter devant la façade austère de l’édifice. J’avais tout de même rétorqué, un peu mollement, j’avoue, que j’aurais très bien pu me ranger sur le banc des accusés, à la place de cette femme qui me ressemblait vaguement, étant donné que ce brave professeur émérite avait compté parmi mes amants. Si je n’étais pas passée à l’acte, c’est uniquement la peur effrénée de l’enfermement qui m’en avait empêchée. Magnifique! avait répondu le bâtonnier, en secouant sa crinière argentée en même temps qu’il retroussait ses larges manches.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune avocat qui me servait de guide dans cet univers inconnu se passionnait pour son affaire, qui n’avait, selon lui, pas encore livré sa vérité. Fabien Lhomme ne cachait pas son mépris pour la victime, un obscur professeur retrouvé assassiné dans son lit; il ne comprenait pas qu’une femme, a fortiori plusieurs, ait pu s’intéresser à cet individu sans envergure. Je le laissai exposer son triste portrait et m’étonnai des photos qu’il me fit passer:</p>
<p style="text-align: justify;">- Franchement, vous lui trouvez le moindre sex-appeal, vous?</p>
<p style="text-align: justify;">- Effectivement, il n’a pas l’air brillant sur ces clichés…</p>
<p style="text-align: justify;">Face à sa confusion, j’expliquai que j’avais déjà rencontré la victime. Fabien lâcha un bref ricanement avant de poursuivre sa diatribe: Charles Singer, 55 ans, marié, sans enfants, sans histoires. C’est presque trop beau pour être vrai… Sauf que, depuis le meurtre, on n’arrête pas de lui trouver des maîtresses, un peu partout. Apparemment, sa femme fermait les yeux là-dessus, elle témoigne demain, on en saura davantage. Regardez cette beauté, mais qu’est-ce qu’il avait ce mec, vous pouvez me le dire?</p>
<p style="text-align: justify;">J’admirais le beau portrait, façon studio Harcourt de Monique Singer; c’est la première fois qu’il m’était donné de contempler ses traits et je partageai un instant l’incompréhension de Fabien. On la voyait légèrement de profil, coiffée d’un chignon discret, à peine maquillée. Elle ressemblait un peu à Rita Hayworth dans Gilda, avec une chevelure de jais et quelques années de plus. Elle dégageait une grande classe et j’avais hâte de l’entendre témoigner, connaître son point de vue sur les penchants de son regretté mari. Fabien m’apprit qu’elle était professeur de chant et qu’elle avait connu, en début de carrière, un petit succès aux Bouffes Parisiens, à l’époque de sa rencontre avec celui qui allait devenir son mari.</p>
<p style="text-align: justify;">- Vous vous rendez-compte? Pendant qu’il faisait la cour à sa future, il couchait avec son habilleuse! Je l’ai appris par hasard car figurez-vous qu’il s’agit de ma logeuse, incroyable, non?</p>
<p style="text-align: justify;">Il me plaisait bien ce Fabien; moi, qui prenais l’affaire en cours, je bénissais ce charmant garçon de partager non seulement les faits relatés jusqu’ici mais encore me livrer ses impressions, tout en me communiquant un peu de son enthousiasme juvénile que j’accueillais dans un sourire. Les commentaires pléthoriques sur la société en perdition, lus à longueur de colonnes, ne l’intéressaient pas; les faits, rien que les faits, c’était son seul credo et je l’en savais gré. Même s’il montrait une fâcheuse tendance à se répandre en bavardage, cela me laissait le temps, de mon côté, de me faire une opinion et me remémorer cette idylle furtive avec Charlatan; c’est le surnom que je lui avais choisi et qu’à mon sens il portait plutôt bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque le courant semblait passer entre Fabien et moi, je décidai alors de ne rien lui cacher des rapports entretenus deux ans plus tôt avec Charles sans lui cacher mon étonnement à la découverte de ma convocation. Huit mois après l’homicide, aucun policier n’était encore venu frapper à ma porte. Fabien avait rétorqué que cette lacune-là ne représentait qu’un des nombreux exemples de la faiblesse du dossier qu’il défendait. Il avait lâché un soupir exaspéré qu’il avait eu la noblesse de conclure par un rire que je partageais comme on rit bêtement d’une blague qu’on n’a pas saisie. Profitant de cette première complicité, je lui confiais alors que je voyais dans l’aide apportée, l’opportunité de chroniquer ce procès, un de mes rêves secrets, tandis que, de mon côté, je lui divulguerai tout ce que je savais au sujet de la victime.</p>
<p style="text-align: justify;">- Finalement, je suis content que vous soyez là, vous allez pouvoir apporter un regard féminin sur quelques points qui m’échappent encore. Et si nous allions dîner?</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir passé commande, tout en sirotant notre apéritif, nous avions décidé de nous tutoyer. Nous étions encore trop jeunes pour nous donner du « vous », ce « vous » lourd alors que nous étions si pressés d’avancer. J’avais trois jours à rattraper, une vingtaine de témoins à connaître, et l’accusée surtout, avec qui je devais me familiariser.</p>
<p style="text-align: justify;">- Elle n’est pas sympathique, c’est là son plus grand défaut. Ni coopérative. Elle ne nie rien, accuse le coup sans émotion, c’est ce qui n’est pas bon pour nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Son plat de pâtes englouti, Fabien recula sa chaise et sourit largement tandis que j’aspirais laborieusement mes derniers spaghettis, les plus récalcitrants. Il remplit nos verres d’un rosé de Schiava pendant que le serveur débarrassait la table. Alors, il sortit un dossier de son cartable, le compulsa rapidement jusqu’à retrouver ce qu’il cherchait, encore une photo du macchabée, et secoua la tête d’un air navré:</p>
<p style="text-align: justify;">- Non, là, franchement, faut que tu m’expliques. C’est ce que je ne pige pas bien dans cette affaire, ces femmes avec ce mec…. Et toi…Toi et lui? Quelque chose m’échappe…</p>
<p style="text-align: justify;">- D’abord, il s’agirait que tu te débarrasses de tous ces préjugés sur les femmes en quête du prince charmant, car effectivement ça ne collera jamais. Le seul véritable talent de ce type tenait dans son écoute, il savait très bien mettre en confiance et crois-le ou non, c’est devenu une denrée rare. Mais, en ce qui me concerne, j’ai repéré très tôt son talon d’Achille et je m’en suis servie. Tout cela est trivial au possible, disons que nous partagions un intérêt commun, ça aide, en général…</p>
<p style="text-align: justify;">- Comment? Tu veux dire que ce n’était qu’une histoire de cul? Rien d’autre?</p>
<p style="text-align: justify;">- Je sais, c’est décevant….Ahhahhahaa! La tête que tu fais! Disons qu’il m’a proposé un deal que j’ai eu la faiblesse d’accepter. Nobody’s perfect… Ecoute, on en reparlera si tu y tiens, mais je t’assure que cela n’a rien à voir avec ton dossier. On perd du temps là, ce qui est important c’est un détail qui ne figure pas au dossier. Il va falloir enquêter de ce côté</p>
<p style="text-align: justify;">- Un détail? Explique-toi…</p>
<p style="text-align: justify;">- Tu me dis que sa femme témoigne demain, c’est bien ça? Monique Singer.</p>
<p style="text-align: justify;">- Oui, c’est ça et alors?</p>
<p style="text-align: justify;">- Et alors? Charles Singer a eu une première épouse, mon vieux!</p>
<p style="text-align: justify;">Mon scoop avait produit son petit effet; Fabien, livide, but une nouvelle lampée de rosé; je l’imitai, histoire de me rengorger de ce premier succès et lui racontai ensuite le peu que je savais de cette mystérieuse femme, absente des dossiers mais dont j’avais l’intime conviction qu’elle représentait un des clés de cet imbroglio. Cet élément, autour duquel Fabien tournait depuis le début, en aveugle mais avec une obstination certaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce prof avait flashé sur moi, ce n’était pas pour mes beaux yeux, enfin pas uniquement… Il me l’avait confié un soir de blues. Je fis relever à l’avocat, que nulle part n’était fait mention de l’alcoolisme invétéré de Charles; apparemment aucune des aspérités de cette victime de fonctionnaire n’intéressait, on avait préféré se focaliser sur la meurtrière qui avait d’emblée reconnu les faits. Un soir, donc, il avait selon ses néfastes habitudes pleuré sur mon épaule.</p>
<p style="text-align: justify;">- Post coïtum, animal triste, ça te dit quelque chose? C’était son grand malheur: il assumait avec le plus grand désarroi ses propres incartades, en dépit desquelles il restait éperdument amoureux de sa femme…</p>
<p style="text-align: justify;">- Attends, tu vas trop vite.</p>
<p style="text-align: justify;">- Oui, excuse-moi; je reprends. Il m’a raconté que j’étais le portrait craché de son premier amour.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ah! Nous y voilà! Cela ne veut pas dire qu’il ait été marié une première fois. D’ailleurs, on ne se marie jamais avec son premier amour, c’est bien connu.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ça doit pouvoir se vérifier facilement, non? Ça m’étonnerait qu’il ait fait annuler son union par le Vatican. Sa femme actuelle ne peut pas l’ignorer, tu le lui demanderas demain…</p>
<p style="text-align: justify;">- Ça, je ne vais pas m’en priver. Mais qu’est-ce qui nous dit que cet ivrogne n’a pas voulu t’attendrir en te racontant un bobard, hein?</p>
<p style="text-align: justify;">- Rien, à part la photo qu’il conservait d’elle dans son portefeuille, mais ça ne signifie rien, en effet…</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous quittâmes une demi-heure plus tard, allant jusqu’à nous faire la bise sur le trottoir humide. Il me remit les photocopies de son dossier, que je promis d’étudier dans la soirée. Fabien semblait épuisé, le lendemain serait une autre journée chargée, il avait besoin d’une bonne nuit de sommeil. En attendant le métro, sur le quai déserté, je souris encore en me félicitant de ne pas m’être appesantie sur cette ressemblance pourtant flagrante entre les femmes de cette histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">***</p>
<p style="text-align: justify;">J’eus du mal à trouver le sommeil car il n’est jamais bon se trouver face à une vérité qu’on s’obstine à nier. Comment oublier cette rencontre tellement improbable dans un café que ni Charles ni moi ne fréquentions? Quelle part de hasard régit notre propre histoire et comme il nous plait de nous y fondre, oublier notre modeste condition humaine pour nous mettre à léviter autour de personnages que nous créons nous-mêmes ? C’était cela et rien que cela l’élément fondateur que je m’entêtais à effacer de ma mémoire. Il me suffit de fermer les yeux un instant pour que la scène se déroule dans l’intégralité d’une fatalité à laquelle on sait immédiatement qu’on ne pourra échapper. Non, je ne parle pas d’un banal « coup de foudre », c’est peut-être même exactement l’inverse qui s’était produit ce jour-là, à cette heure opaque où le jour et la nuit se tournent le dos comme un vieux couple au lit.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me trouvais seule devant un demi et j’avais sorti mon carnet de moleskine noir, exactement comme une guerrière arbore un bouclier: à seule fin de décourager les importuns. Je n’avais rien de spécial à coucher sur les pages vierges du petit cahier, aussi me contentais-je de lire les élucubrations en forme de petits poèmes ou dessins qui s’y trouvaient. Toujours un peu surprise que cela vienne de moi, incapable de me souvenir du moment où je les avais commis, ces gribouillis en forme d’autoportrait destructeur. Et puis, j’ai senti, tandis que j’avalais une gorgée de bière, exactement à l’instant ridicule où je passais la langue sur le surplus de mousse sur le bord de mes lèvres, que j’étais observée. A mon habitude, je toisais le gêneur tout en notant qu’au fond de ses yeux tristes ne gisait pas la moindre trace de tentative de drague. Au contraire, je vis son visage s’empourprer tandis qu’il baissait la tête et je lui souris. Simplement, juste pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas de mal. Dès le premier regard, le rapport de force s’installait déjà; tout cela, je ne m’en suis pas rendue compte immédiatement, bien sûr, mais le décor, mais l’heure, mais le vacarme réjouissant qui régnait dans ce café, enfin je ne saurais vraiment expliquer comment tout cela a celé entre nous une règle du jeu inédite.</p>
<p style="text-align: justify;">La minute suivante, il était installé à mes côtés, tandis qu’un vieux couple s’asseyait à sa table; il bredouillait un semblant d’explication qui n’avait pas lieu d’être et j’arrangeais mon sac et mon manteau pour lui faire une place. La conversation a démarré ainsi, dans le vif du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">- Vous êtes écrivain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’était pas une question, juste une constatation que je n’ai eu ni le temps ni l’envie de contredire. Le jeu avait commencé.</p>
<p style="text-align: justify;">- Moi aussi, j’aime écrire dans les cafés, ça m’inspire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dépitée par ce cliché, je ne doutais pas que si, de son côté, il écrivait comme il le prétendait, cela tenait plus du loisir que d’une nécessité. Je ne l’ai pas cru mais l’ai laissé poursuivre, sûre qu’une fois nos consommations payées, nous ne nous reverrions jamais. Que mon petit mensonge n’aurait aucune conséquence, que je poursuivrais ma route d’écrivain sans écrits sans que cela ne nuise à personne d’autre que moi. Le regard fuyant, il tenait sa tête dans une main en jouant avec le sous verre en carton qu’il se mit à débiter méthodiquement. Penchée vers lui pour mieux saisir les paroles presque murmurées, j’attendais la suite, passivement je dois dire. Il poursuivit sur le même ton monocorde à parler de « mon œuvre », du danger qu’elle comprenait, de son propre mépris par rapport au passé, de sa lassitude au travail, et d’une vague et soudaine mélancolie qui venait de l’étreindre dès l’instant où il m’avait « reconnue ». Face à mon étonnement il poussa un petit râle en posant une main sur mon épaule.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ne vous méprenez-pas, nous ne nous sommes jamais rencontrés; je ne suis pas encore sénile à ce point. Mais si vous le souhaitez, nous continuerons de nous voir. Ici-même, à la même heure, entre chien et loup, m’est avis que je jouerais le rôle du toutou et vous, bien sûr, remplirez à merveille celui de la louve solitaire. Mais c’est qu’elle me foudroie du regard à présent, aurais-je touché un point sensible? Non, ne dites rien…Laissons-nous nous deviner, ne brûlons pas les étapes. A bientôt.</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais suivi du regard sa démarche voûtée, artificiellement voûtée ; ce type tenait à m’émouvoir alors qu’il n’avait qu’éveiller un semblant de curiosité. J’attendis qu’il se perde dans la foule pour entonner à mi-voix la chanson de Moreau: « parlez-moi d’moi, y’a qu’ça qui m’intéresse, parlez-moi, parlez-moi, parlez-moi d’moi » avant de quitter le bar à mon tour. Il avait réglé ma consommation, comme il se doit. Aucune surprise à cela.</p>
<p><span>Suite ici: <a class="smarterwiki-linkify" href="http://www.livresatelecharger.com/romans_livres-a-telecharger/un-homme-affable-par-sophie-lucide/">http://www.livresatelecharger.com/romans_livres-a-telecharger/un-homme-affable-par-sophie-lucide/</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Un merdecri sur terre.  (Calendrier de l’avent)</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 10:05:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; 1. une dyslexique pleure son acoustique  en comptant sur ses doigts. 2.  un adolescent attend une note de bas de page d’une fille dont il ne connait pas la voix. 3. un papa fait du lèche-vitrine en se demandant s’il aura des euros pour Noël. 4. un couple en fin de droit se prépare [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/12/lumière.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1839" title="lumière" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/12/lumière-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">1. une dyslexique pleure son acoustique  en comptant sur ses doigts.</p>
<p style="text-align: center;">2.  un adolescent attend une note de bas de page d’une fille dont il ne connait pas la voix.</p>
<p style="text-align: center;">3. un papa fait du lèche-vitrine en se demandant s’il aura des euros pour Noël.</p>
<p style="text-align: center;">4. un couple en fin de droit se prépare à l’inconnu d’un pays qu’il ne comprend pas</p>
<p style="text-align: center;">5. une quinquagénaire exulte à la vue de la perle de sang qui coule entre ses jambes.</p>
<p style="text-align: center;">6. un enfant de trois ans dessine en tirant la langue</p>
<p style="text-align: center;">7. une mamie s’étonne de passer encore un réveillon sur terre. Seule.</p>
<p style="text-align: center;">8. un solitaire confirme son centième ami en appuyant sur un bouton</p>
<p style="text-align: center;">9. un président propage la peur dans les esprits malingres.</p>
<p style="text-align: center;">10. une jolie fille se permet de croire si ça lui chante</p>
<p style="text-align: center;">11. un médecin n’a pas le cœur aujourd’hui au corsage</p>
<p style="text-align: center;">12. un adepte des amours tarifés est arrêté en abordant une belle au bois</p>
<p style="text-align: center;">13. un flic hésite entre la matraque et le flashball  en croisant le regard noir d’un enfant</p>
<p style="text-align: center;">14. à Dortmund, un supporter de l’OM parle du plus beau jour du reste de sa vie</p>
<p style="text-align: center;">15. une animatrice de supermarché vend de la Clairette de Die.</p>
<p style="text-align: center;">16. une maman pétrit une pâte en fredonnant Stille Nacht</p>
<p style="text-align: center;">17. un éboueur est rabroué</p>
<p style="text-align: center;">18. l’orphelin qui n’a jamais cru au père noël choisit ses frères de combat</p>
<p style="text-align: center;">19. un enfant ceinturé permet à sa famille de goûter le jus acide d’une orange</p>
<p style="text-align: center;">20. six cents bébés se réclament du sixième milliard d’humains sur une terre stérile.</p>
<p style="text-align: center;">21. sur Mars, si ça repart, personne ne sera lunatique</p>
<p style="text-align: center;">22. des parents dont le fils est en Afghanistan vieillissent chaque minute de dix ans</p>
<p style="text-align: center;">23. trois enfants se disputent  noël chez papa, nouvel an chez maman.</p>
<p style="text-align: center;">24. personne ne veut ouvrir le bulletin de notes,  on verra ça demain…</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>J’écume, j’en ai plein les doigts…</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 11:08:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Détournements]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Au domicile, mes cils extranucléaires chassent les gouttes, creusent la chair J’avale un crapaud, j’écris grosso modo étouffe le cri d’ton silence radio Au domicile, mes cils extranucléaires le khôl d’la triche pour les rombières Mascarad’moi la tête sur le billot du rubicond coul’ront encore des joyaux J’écume, j’en ai plein les doigts combien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/12/anamorphose.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1835" title="anamorphose" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/12/anamorphose.jpg" alt="" width="165" height="167" /></a><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Au domicile, mes cils extranucléaires<br />
chassent les gouttes, creusent la chair<br />
J’avale un crapaud, j’écris grosso modo<br />
étouffe le cri d’ton silence radio</p>
<p style="text-align: center;">Au domicile, mes cils extranucléaires<br />
le khôl d’la triche pour les rombières<br />
Mascarad’moi la tête sur le billot<br />
du rubicond coul’ront encore des joyaux</p>
<p style="text-align: center;">J’écume, j’en ai plein les doigts<br />
combien j’te dois ?<br />
J’ revois le film une nouvelle fois<br />
je gage qu’une anamorphose<br />
S’est inscrite trop vite</p>
<p style="text-align: center;">Pour qu’j’comprenne la suite<br />
Et si tu piges pas, c&#8217;est idem ou pas</p>
<p style="text-align: center;">Je suis loin, trop loin de ton alibi<br />
et toi t’es sourd à mon hallali.<br />
Me réveiller un jour à la bonne heure<br />
Ou m’coller un code-barres….</p>
<p style="text-align: center;">M’en fous l’amor sur un champ de foire</p>
<p style="text-align: center;">J’écume, j’en ai plein les doigts<br />
combien j’te dois ?<br />
J’ revois le film une nouvelle fois<br />
je gage qu’une anamorphose<br />
S’est inscrite trop vite</p>
<p style="text-align: center;">Pour qu’j’comprenne la suite<br />
Et si tu piges pas, c&#8217;est idem ou pas</p>
<p style="text-align: center;">dans mon capharnaüm rien de pérenne<br />
Reste l’arôme qu’on sent sous les tunnels<br />
je roule ma bosse dans le même cloître<br />
Sous le regard de gens qui s’en foutent</p>
<p style="text-align: center;">s’en foutent, foute</p>
<p style="text-align: center;">J’écume, j’en ai plein les doigts</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">J’écume, j’écume, j’écume</p>
<p style="text-align: center;">J’écume, j’en ai plein les doigts</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quelque chose de pourri dans le royaume de Sarkozy</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/divers/quelque-chose-de-pourri-dans-le-royaume-de-sarkozy/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 10:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; D’ailleurs, n’évoque-t-il pas lui-même ces « peurs moyenâgeuses » dont il va se servir dans une campagne qui pue déjà le rance depuis près de cinq ans ? Ce type n’est-il pas resté pendant tout ce temps le candidat à l’aise dans les raccourcis les plus illégitimes sans jamais entrer dans un costume de Président sensé lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>D’ailleurs, n’évoque-t-il pas lui-même ces « peurs moyenâgeuses » dont il va se servir dans une campagne qui pue déjà le rance depuis près de cinq ans ? Ce type n’est-il pas resté pendant tout ce temps le candidat à l’aise dans les raccourcis les plus illégitimes sans jamais entrer dans un costume de Président sensé lui donner un peu plus de hauteur que ses mocassins à glands et talonnettes ?</p>
<p>Une semaine entière passée à surfer salement, dégueulassement même, sur la mort tragique d’une adolescente, commentée, sur commentée dans le crade des supputations aussi hasardeuses que fallacieuses et finalement donner raison au pire des « raisonnements » rangeant notre Nation à ses origines barbares dont nos concitoyens sont devenus si nostalgiques…</p>
<p>On patauge dans le glauque à longueur de colonnes, et le nabot en chef fait tout ce qui est en son reste de pouvoir pour nous maintenir la tête bien au ras du caniveau.  Plus de vision, juste la télévision en guise de pis allé de cauchemars collectifs.  Zapping nauséeux mais calculé à seule fin d’instaurer un climat encore plus délétère, si c’était seulement possible en agitant les peurs irrationnelles, la méfiance dans l’autre, le repli autistique, l’absence totale de discernement et le retour à la violence fustigée par ailleurs ; rien ne tient dans cet ersatz de raisonnement si ce n’est son but, ces fameuses élections mobilisant le reste de cerveau disponible laissé par les media dont la plupart a cédé aux mêmes moyens dégueus pour engranger plus de lecteurs, de téléspectateurs, d’assistés chroniques, planqués à asséner leur haine en guise d’ultimatum. Et c’est ceux-là qu’on flatte, ceux-là dont on veut s’assurer du soutien. Parce qu’eux, ces fachos en puissance, ils l’ont leur carte d’électeur !  Et ils vont s’en servir puisque le seul travail abouti du représentant suprême du pays arrive à son point d’orgue. On pensait bien naïvement que son tour de force avait été de « siphonner » les voix du FN, alors qu’il ne faisait que baliser consciencieusement le chemin…</p>
<p>Un chemin qui prend petit à petit la forme d’une impasse quand on voit qu’en face, le candidat socialiste présente déjà tous les signes du syndrome Jospin, sûr de l’emporter par la seule motivation d’une alternance (ne parlons pas de changement, ne soyons pas grossier) qu’il juge inéluctable.</p>
<p>L’arme fatale brandie repose sur une vague culpabilité collective, vieille de 10 ans, connue sous le terme incompréhensible de vote utile.  Nous tous, qui avons « mal » voté au scrutin historique du 21 avril 2002, sommes censés nous « racheter » cette fois-ci, pour les raisons évoquées plus haut.</p>
<p>Ce refrain creux semble l’argument ultime pour nous faire entrer dans le rang et c’est insupportable.</p>
<p>Si tous les citoyens montrés du doigt par ce collabo aux thèses abjectes pouvaient comprendre qu’ils font partie intégrante de la Nation, qu’ils ne comptent pas pour rien, qu’ils peuvent peser en déjouant l’hypothèse que les « assistés » ne vont jamais voter, par culpabilité peut-être ou par fatigue…, alors ils renoueraient avec un rêve avorté, celui de Coluche en 1988.</p>
<p>« J&#8217;appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s&#8217;inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle. »</p>
<p>INSCRIVEZ-VOUS pour, tous ensemble, leur foutre au cul !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un pétard dans la mare</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/divers/un-petard-dans-la-mare/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 08:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Je vais finir par me ranger au bon goût de mes concitoyens qui choisissent chaque année le bon Noah en tant que personnalité préférée.  M’est avis qu’il a enfin trouvé un angle d’attaque à sa notoriété et c’est pas mal comme nouveau costume, cette tribune un rien provoc’ qui fait sortir tous les toutous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/11/noah.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1830" title="01-1014-Noah-Dope.qxp" src="http://www.sophielucide.com/wp-content/uploads/2011/11/noah.jpg" alt="" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vais finir par me ranger au bon goût de mes concitoyens qui choisissent chaque année le bon Noah en tant que personnalité préférée.  M’est avis qu’il a enfin trouvé un angle d’attaque à sa notoriété et c’est pas mal comme nouveau costume, cette tribune un rien provoc’ qui fait sortir tous les toutous de leur niche pour aboyer en cœur : « han ! Comme ça s’fait trop pas ! Parler de la drogue, LA DROGUE !!!! »  LUI, le seul sportif français qui ait jamais fait rêver un peuple d’accros de sport en salon (si possible sur un canapé en velours rouge et toujours les jours chômés….)</p>
<p>Si y’en a bien un qui devrait lui vouer une reconnaissance éternelle c’est bien le flasque douillet, invité spécial pour commenter les propos irresponsables de son collègue qu’il doit jalouser plus qu’à son tour.</p>
<p>Et puis, du coup, la brave Jeanine a été blanchie d’une affaire puante : qui pourrait soupçonner cette courageuse mamie de s’obstiner à enfourcher un vélo pour aligner des records qui n’intéressent personne ? Qui ?</p>
<p>C’est l’effet kiss-cool de la crise qui a défoncé une barrière jusqu’ici infranchissable. Partout, tout le monde n’a qu’un seul mot à la bouche : la VERITE !</p>
<p>Les politiques, ces pauvres pantomimes sans âme, ni conviction, retournent chemise  et pantalon pour, la main sur le cœur, s’exclamer subitement : « les français ont droit à la vérité »</p>
<p>La vérité, on ne voulait la voir ni l’entendre jusqu’ici. On ne voulait pas croire qu’on était à ce point dans la merde. OK, on ne faisait plus qu’un repas par jour, mais tant que les chefs racontaient que tout était sous contrôle, ben on les croyait, quoi ? Pardon ? Les français sont cons ? Je ne vous permets pas, môssieur ! S’ils ont élu il y a presque 5 ans le chef de la sûreté à la tête de l’Etat, c’est qu’au contraire, ils ont fait preuve d’une lucidité hors pair !</p>
<p>Mais, revenons à notre joint qui tourne un peu trop vite ces derniers temps,  il s’agit donc d’une herbe de vérité ou une potion magique pour que tout le monde comprenne bien de quoi il retourne.</p>
<p>Elle est censée résoudre une équation insoluble : fric et valeur éternelle. Le fric qu’engrange le sport qui permet de scotcher à leur canapé des types (désolée, si on trouve une majorité de mecs là dedans, mais c’est là encore une vérité qu’il va bien falloir mater en face un jour ou l’autre…) afin d’alimenter une semaine de conversation en forme de pronostics sous couvert de tournées générales et les détourner ainsi de la seule conversation qui vaille la peine.</p>
<p>C’est ce qui s’est passé en Espagne ce week-end.  Mais si, vous savez bien, l’Espagne : le pays des champions dans tous les sports qui génèrent des pesets.  C’est ce qui a fait réfléchir notre Yannick national, à croire que la fumette ouvre parfois des zones inconnues d’un cerveau trop peu sollicité.</p>
<p>Donc, les espagnols bédavent un max, c’est de notoriété publique, leurs champions ont, eux, droit à des substances un peu plus élaborées, mises au point par des chercheurs, des scientifiques pointus et grassement payés, dans le seul et unique objectif que les peuples, et pas que les Ibères, conservent leur regard pointé sur les écrans géants, et éventuellement  achètent et consomment les produits dérivés soutenus par ces sportifs qui devraient tous recevoir une médaille du mérite pour le sacrifice d’un corps, certes d’athlète, qu’ils offrent à leur patrie contre une notoriété qui ressemble comme deux gouttes d’acide à une peau de chagrin.</p>
<p>Pendant ce temps, les Indignados, regroupés sur les places, ont juste oublié un truc, et c’est ballot, ils n’ont pas pensé à voter !  On les avait chassés, il y a quelques mois de cela pour accueillir je ne sais quels champions, il y en a tant dans ce pays !  E même pendant ce laps de temps, ils n’en ont pas trouvé pour aller s’inscrire sur des listes électorales…. Ou bien, ils ont utilisé leur carte pour confectionner les filtres de leurs pétards, enfin, je ne sais pas ce qui s’est passé, tout ce que j’ai vu, dimanche soir, c’est des marionnettes enjouées saluant l’arrivée d’un mec de droite qui avait au moins eu l’honnêteté d’avouer son incurie future et promettre au mieux des larmes et des grincements de dents.</p>
<p>Ici, en France, on n’aura pas cette excuse d’avoir à se pâmer devant des idoles au corps de rêve, on en a pas !  (ou alors, ils sont basanés, alors ça compte pas !)</p>
<p>Non, ici, en France, on tremble au moindre fait divers. On découvre régulièrement que le pays regorge d’assassins récidivistes, et on adore se faire peur de conserve. On veut des lois. DES LOIS, DES LOIS !!!!!!!!!</p>
<p>Et si on commençait par la dépénalisation ?</p>
<p>Ça serait chouette quand même d’avoir à se passer d’idées ultra-Marine pour réfléchir et pas réagir. Se poser au lieu de s’agiter. Respirer au lieu de souffler….</p>
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		<item>
		<title>Humain, trop humain ?</title>
		<link>http://www.sophielucide.com/divers/humain-trop-humain/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 18:14:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie lucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<description><![CDATA[Elle pleurait tout en s’écriant : «  j’ai deux larmes qui coulent là, mais c’est simplement parce que j’ai bu …. Ne va pas croire….» ; elle passait une main sur ses larmes de crocodiles en poussant un petit rire et c’était encore plus terrible.  Ne pas croire quoi ? Qu’en buvant un verre de plus on serait enfin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle pleurait tout en s’écriant : «  j’ai deux larmes qui coulent là, mais c’est simplement parce que j’ai bu …. Ne va pas croire….» ; elle passait une main sur ses larmes de crocodiles en poussant un petit rire et c’était encore plus terrible.  Ne pas croire quoi ? Qu’en buvant un verre de plus on serait enfin soi-même ? Qu’on se laissera aller à la détresse qu’on cache la plupart du temps, par politesse ultime venue dont ne sait d’où ?</p>
<p>J’en avais ma claque et bien au-delà encore de tous ces gens timorés, apeurés d’un rien, de tout.  Pire : d’eux-mêmes ! De l’image déplorable qu’ils pourraient laisser d’eux.  Une image déplorable, ça reste une image, non ? Qui aujourd’hui avait le culot de déposer l’infime trace de quelque chose, dont il n’avait pas à se réjouir peut-être mais qui était bien là, au plus profond d’eux même, un truc unique….Une image. A part les pochtrons, j’en voyais pas.</p>
<p>Chez les autres, ce qui se défendaient d’en être justement, de ces gens vils qui versent dans la tendresse qui s’en va toute seule le samedi soir,  le constat était bien pire. Ils s’accrochaient maintenant comme des crustacés à leur rocher ; et leur rocher ou leur hochet, (à vot’ bon cœur, m’sieur dame), c’était leurs valeurs !</p>
<p>Leurs valeurs, justement, prenaient l’eau de toute part. La crise financière était entrée si profondément dans les esprits bornés, qu’ils la prenaient sans vergogne comme bouc émissaire et cherchaient avec l’énergie d’un désespoir à  pleurer, une issue à leur intime désarroi.  Comme si deux ans auparavant tout baignait dans l’huile frelatée du conte qu’ils se lisaient. Comme s’ils n’avaient rien vu venir. Comme si la déroute n’était pas inscrite dans leurs gènes.</p>
<p>Les plus naïfs d’entre eux attendaient mai 2012 comme on prie le Messie.</p>
<p>Tout le monde n’avait qu’un seul mot à la bouche, comme tous les cinq ans, le mot changement.  Ces gens, bien éduqués, normalement informés persévéraient à croire en l’utilité d’un vote, prémisse d’une nouvelle ère dans laquelle la solidarité prendrait enfin sa place, où le partage aurait un sens, où l’intérêt général entendrait le bonheur de chacun.</p>
<p>Il y avait bien un homme qui disait un peu trop haut, ce que tous les sosos n’osaient plus espérer. Mais, faut dire que cet homme-là ne semblait pas assez poli vis-à-vis des journalistes à l’affût de l’image qu’ils avaient eux-mêmes crée, on en avait fait une jolie caricature que tout le monde aimait bien secrètement  sans vraiment prendre au sérieux ce qu’ils prenaient pour utopie ;  tous ces gens formatés à « voter utile » ne comprenaient rien à un projet tout simplement humain. D’ailleurs, ce programme était louche : « l’humain d’abord», quelle idée !</p>
<p>Ils s’en remettaient, plutôt passivement,  à un homme, certes bonhomme, providentiel ; l’homme du sérail, programmé pour gagner contre un nabot dont on avait tort de ne plus se méfier.</p>
<p>Celui qu’on aimait bien de loin mais à qui on ne pardonnait aucun jeu de mots, aussi lucides soient-ils, concentraient des idées sur lesquelles on avait déjà posé la croix du défaitisme ; c’est que c’était trop beau, irréel donc irréaliste. Quoi ? Le pays des Droits de l’Homme renouant avec son rêve de justice et de liberté ? Enfin ! Soyons sérieux et pensons gestionnaire ! Calculons bien petit, même si nous avons déjà inclus dans nos cerveaux décérébrés que rien n’y changerait. Qu’il ne fallait miser que sur la crédibilité et non pas un rêve partagé. Un rêve ! Est-ce bien raisonnable ? Cherchait-on à lire en profondeur un programme économique, Généreux ? Même pas, on s’en tenait à ce que les média racontaient et les media n’avaient qu’un mot à disposition sur leur clavier, le mot atroce, le mot tabou, le mot honnis : le Populisme ! Un mot qui heurtait les oreilles sensibles, celles-là même appréciant l’opéra ou la grande musique, pas la variétoche des assistés !</p>
<p>Des assistés qui se trouvaient autour de moi,  aucun n’avait sa carte d’électeur. Aucun ne pensait qu’il pouvait peser d’un iota dans un jeu qui se jouait sans eux depuis des lustres. Partout, on se heurtait au principe totalement fallacieux d’une culpabilité, mal située mais déjà légitimée. Il fallait bien payer, accepter plus de taxes,  pour lire dans le cabinet d’un généraliste, dont la porte était maintenant verrouillée et commandée par caméra, les potins vieux de six mois des gens qui s’en sortaient. C’était un autre rêve, à portée.</p>
<p>Des larmes qui coulaient maintenant, je ne voyais aucune raison de les cacher.</p>
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