N. Nombrilisme version mère-courage

Nombrilisme version mère-courage

Tout est question de niveau, ânonnent les névrosés qui nappent de naphtaline leur nombrilisme outrancier. La notion qui vous navre est que ces confidences se noient dans ce qu’ils nomment la création. Que les néophytes s’épanchent, why not ? Qu’ils croient à leur génie est une autre paire de manches. La vérité est que les narcissiques s’encensent mutuellement pour se convaincre eux-mêmes de leur « supériorité » artistique.

Pour l’écrit comme pour le reste, chacun réclame à grands cris son quart d’heure de gloire et entretient ainsi la supercherie des nécrosés du verbe. On se rassure comme on peut, et à naviguer entre les navets on a vite fait de croire en son propre talent.

Puisque c’est le népotisme qui régit sans la moindre nuance une notoriété négociée, cela devient la norme. On assiste chaque jour à la naissance de nouveaux nababs, les notables notifiés par autant de saintes nitouches. N’importe quel nigaud, dès lors qu’il noircit nuitamment ses écrits sous couvert de nostalgie ou évoque Dame Nature devient un nanti intouchable. Le noyau des novices fait son nid du néant qu’il décline à renfort certainement de neuroleptiques puissants ou autres narcotiques. Le nombre de nécrologies augmentant exponentiellement dans cette nébuleuse vous donne une envie furieuse de nettoyage au napalm.

Entre non-dits et vociférations niaises, vos neurones jouent des castagnettes, la névralgie vous guette mais vous préférez encore faire la nique en nomade quitte à nourrir la rancœur des nonnes aux nerfs noués, au nez pincé, au nombril sec.

Cette fin de non recevoir excite le narrateur nocif à poursuivre encore un peu son numéro de funambule qui ne perd pas le nord.

Nota bene : Nul ne nie nommément le nuisible qu’il note.

Négatif : le nègre continue sa nouba en pointant le non sens…

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