J’écume, j’en ai plein les doigts…

Au domicile, mes cils extranucléaires
chassent les gouttes, creusent la chair
J’avale un crapaud, j’écris grosso modo
étouffe le cri d’ton silence radio

Au domicile, mes cils extranucléaires
le khôl d’la triche pour les rombières
Mascarad’moi la tête sur le billot
du rubicond coul’ront encore des joyaux

J’écume, j’en ai plein les doigts
combien j’te dois ?… Lire la suite

Pas d’Accords

Je te gore
tu me zone
Je t’appeau
je te cloporte
et te mètre
tu me gosse
tu me séant
tu m’ godasse
tu me cellulite
je te tchador
je te crise de nerfs
tu me pharisaïsme
tu me pharisaïsme
et me gant de boxe
je te traversin
tu m’embourgeoisement
tu m’embauchoir
et je te contre
tu me mirage
tu m’artifice
tu moineau
tu m’idiolecte
tu m’artefact

Je te l’une
tu me grillage
tu me thanatonaute
je te vitupérante
tu me concombre
tu m’insecticide
tu me passage à vide
et me guerre sainte
tu me borax
et me laguiole
tu me dégoût
et bouché
tu m’acrylique

Je te juke-box
je t’inquiète
tu me lance
je te manche à balai
tu m’ancillaire
et rampante
tu me fusible
tu me girouette
tu me bâtiment
tu m’inaccessible
tu m’agonie
je te vigile
je t’incidente
je te prosaïquement
tu me pétroglyphe
tu m’impasse
tu me toquade
je te toquade à mon tour
mais toi
tu m’opioïde
tu me plaie purulente
tu me Titanic
nous nous imperméable
nous nous silencieusement
coupe circuit
nous nous enthymème

tu m’astringente
je te colérique
colérique
tu me chasuble
tu me chiensuble
en m’asphyxiant
et m’avarice
tu me prédatrice
prédatrice
tu me prestige
tu m’hypostase
tu me désagrément
tu m’super glu
je t’absinthe
tu m’habitude

Je t’aspirine
je te levure
je te blanche
tu me bouillantes
je t’utérine
je te nitroglycérine
puis te rasage
je t’éclissage
tu me dealer
tu m’coton-tige
tu duplice
je te cuistre
je te bassesse

je t’oursonne

tu m’croc-en-jambe
tu m’insupportable

je seconde zone
je te forge
je t’éventre
je te stupre
je te bagatelle
je te bats
je t’ colbac
oui je t’ colbac, sonne le tocsin

Et flûte !… Lire la suite

L’doigt sur la carlingue

L'doigt sur la carlingue
Maint’nant les conférences de presse

C’est mieux qu’le show d’un mec tout seul

Moi ça me met en allégresse

J’rigole comme vous dans mon  fauteuil

Aux propos les plus sirupeux

J’pourrais presqu’ me passer de beuh

Face au tocard lisant la prose d’un verbeux

 

ça f’ra du bruit dans landernau

Offrant l’écho du constellé

Aux esprits les plus cloisonnés

Trop occupés à mieux ronfler

Y’a pas plus d’gâteau que de pain

Mais la gabelle d’un monarchien

 

 

Qui donne raison à Harpagon

Frétille à la moindre oraison

A l’âme d’un vendeur de flacons

Que mêm’ dedans il nie aryen

Alors, moi, à toute berzingue

Je  fonce au clou quand tout  valdingue

Mortadelle !… Lire la suite

Double Lame

A la diable, arme lame comm’un fusible t’es capable, le tome ça comme note : unis vers… Saillies je pense amanite –tubercule- accélère mes particules, élémentaire mon Jackson,  lego  de construction amovible et calibre

Plus un rouble mais l’gras double, à la carouble j’suis vue puis garde à vue, j’en fais un plat assise sur ma chaise, retour à la case j’sens le vide, haut le cœur et  peut-être les boyaux  au cageot sans les chaussettes,  dans l’tuyau j’reste dure entre les murs où j’entends ton murmure…

J’roule ma bosse en orbite,  au zonz’ on m’prosélyte ;  sans surprise j’y arrive : pas de preuve mais l’alibi splif, immunodépressif,  j’esquive à l’instant le récif,  once de roche dans un geste, manche en main sous la veste, la p’tite fille bouffe les restes et s’habille comme au far-west

Serre les dents, je m’retourne dans la nuit où rien ne luit.… Lire la suite

Méfaits minimes

 

Je suis la reine des amalgames
Je m’enflamme pour un polygame
Qui n’dort jamais mais qui badine
Tout nu dessous sa gabardine.
Moi qu’il nommait sa bouillonnante
Me v’là devenue abstinente.
Jusqu’à présent j’mangeais comm’quatre,
Avec des mets de choix dans l’âtre,
Masseurs zélés dans ma cabine,
Bosse à relire ma médecine…

Jules, autres mecs à créatine,
Vous êtes mes méfaits minimes:
Anthony Queen,
Ajar Emile
Cigarett’, whisky d’Constantine.… Lire la suite

1. J’sens comme un vide, remets-moi Johnny Kid… (in Chansons)

J'sens comme un vide, remets-moi Johnny Kid

 

J’fais mon footing au milieu des algues et des coraux


Recluse dans la chambre que je partageais à cette époque avec mon frère aîné, j’écoutais en boucle le 45 tours acheté la veille que je connaissais déjà par cœur. Chaque phrase chantée  trouvait en moi un écho fulgurant sans que j’y cherche le moindre sens, simplement l’évidence d’une nonchalance qui me faisait léviter à chaque saut sur mon lit.… Lire la suite