A. Avertissement

Avertissement.

Par une froide soirée d’hiver, il y a à peu près un an, j’ai cliqué par hasard sur une bannière publicitaire pour le moins alléchante : « Vous écrivez ? On vous paie ». Ma foi, pourquoi pas, me suis-je dit. Je n’avais pas une thune mais les tiroirs remplis de textes divagatoires. Aussitôt dit, aussitôt fait et me voici depuis ce temps perdue dans les méandres labyrinthiques de sites et forums littéraires en tous genres.

Je pense aujourd’hui en savoir suffisamment pour raconter ici quelques impressions, qui ne se prétendent pas leçons (manquerait plus que ça !) mais simples données totalement subjectives sur fond de mauvaise foi. Pour être tout à fait franche, puisque vous l’avez déjà compris, il ne s’agira pas de flagorner, (pour cela je vous renvoie à quantité de forums bien pensants) j’essaie de me convaincre par ce biais pour le moins piteux, que je n’ai pas (comme le prétend mon entourage bienveillant) perdu une année précieuse de ma modeste existence dont la vacuité n’a d’égale que la suffisance.

Je n’hésite même pas à surfer sur la mode redondante des dictionnaires amoureux qui fleurissent sur les étals des libraires, pour preuve de mon outrecuidance. Je me lance donc, sous vos yeux ébahis, dans cette tâche ingrate, s’il en est, de vous divertir tout en dressant un bilan sans concessions (du moins, je vais tenter de relever ce défi) de cette année de pérégrination pseudo- littéraire.

Il ne s’agira pas de vous faire partager mes « coups de cœur » ou vous faire connaître les futurs prix Nobel de littérature (chacun sa croix…) J’ai rencontré, encore heureux, de vrais talents, des audacieux, des imaginatifs, des utopistes, des rigolos, des poètes distingués ou déguenillés et même de vrais critiques. Mais ceux-là se reconnaîtront et pourront se passer de moi.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la prétention s’allie très vite à la fumisterie (et je pèse mes mots) quand on touche du doigt la médiocrité étalée sur le web. Ceux-là mêmes qui n’éprouvent aucune hésitation à faire rimer MOT et MAUX sont les premiers à crier au loup dès lors qu’on tente (par pur égard philanthropique) d’ouvrir leurs yeux collés par leurs propres immondices sur les clichés éculés qu’ils n’hésitent pas à aligner. Ils se regroupent alors en meutes, à renfort de pétitions ou autres menaces de plaintes (au sens propre et figuré) pour éloigner les mal-pensants, les empêcheurs de tourner en rond, les marginaux, les solitaires ou les égarés dont je prétends faire partie.

Pour autant, ce petit dictionnaire haineux s’efforcera de ne pas tomber dans ce travers pour le moins banal de montrer du doigt les illettrés se prenant pour madame de Sévigné. Pour avoir allégrement pataugé dans cette fange, ce serait tout de même un comble ! Non, en improvisant cette petite analyse sociologique, mon unique ambition est de vous faire partager un peu de cette histoire abracadabrantesque à renfort d’anecdotes jubilatoires et autres perles glanées ici ou là.

Mais trêve de tergiversations. Entrons dès maintenant dans le vif du sujet.

Abattage- Abêtir- Abreuvoir- Abscons- Accointances- Accoutumance- Accrochage- Acidulé- Adjuration- Administrateur- Adrénaline- Affabulation-Affliction-Aliénation- Allégeance- Amalgame- Amuse-gueule – Anamnèse – Anonymat- Apostrophe- Arguties – Arrière-garde –Autopsie…

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